Les marchés agricoles de l’Union européenne devraient rester solides en 2026, selon l’édition estivale 2026 des perspectives à court terme pour les marchés agricoles de l’Union européenne, publiée par la Commission européenne. Il convient toutefois de préciser que ce rapport ne prend pas en compte les vagues de chaleur qui affectent actuellement durement les agriculteurs à travers l’Europe, les données utilisées ayant été collectées avant le début de ces épisodes.
Le secteur reste confronté à une forte incertitude liée aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, aux risques associés aux conditions météorologiques, aux maladies animales et aux tensions commerciales persistantes. La hausse du coût des intrants continue de peser sur les marges des producteurs. La croissance du PIB réel est estimée à 1,1 %, avec une inflation de 3,1 %, alimentée par le coût de l’énergie, ainsi qu’une augmentation des prix des denrées alimentaires.

La production porcine de l’UE devrait rester relativement stable en 2026 (+0,3 %), après deux années de hausse, en cohérence avec l’augmentation du cheptel de truies (+0,6 %) enregistrée en décembre 2025. Jusqu’en février 2026, la production a progressé de 0,2 %, avec des hausses observées dans plusieurs des principaux pays producteurs, notamment le Danemark, l’Espagne, la Pologne et la France. Le foyer de peste porcine africaine (PPA) apparu en Espagne à la fin de 2025 a entraîné une baisse des prix de la viande porcine, sans pour autant provoquer de recul des exportations européennes au début de 2026 (+3 % entre janvier et avril). Les exportations de viande porcine de l’UE devraient néanmoins diminuer légèrement en 2026 (-0,5 %). Il est peu probable que les effets des droits antidumping imposés par la Chine, de l’augmentation de sa production nationale et de la concurrence du Brésil sur les marchés asiatiques soient compensés par la progression des exportations enregistrée au début de 2026 vers la Corée du Sud et le Vietnam, malgré les tensions sur le marché. La consommation devrait augmenter légèrement (+0,4 %), soutenue par des prix plus faibles, une plus grande disponibilité des produits sur le marché européen et le report d’une partie des consommateurs sensibles aux prix vers des alternatives plus abordables.
Concernant les grandes cultures et les cultures spécialisées, la production céréalière de l’UE pour la campagne 2026/27 devrait revenir à un niveau moyen, avec 273,7 millions de tonnes, après les rendements exceptionnellement élevés de la campagne précédente. La production d’oléagineux devrait progresser de 3,1 %. La production de cultures protéagineuses pourrait légèrement reculer, tout en restant supérieure à la moyenne, tandis que la production sucrière de l’UE devrait diminuer en raison de la réduction des surfaces consacrées à la betterave sucrière. Enfin, la production d’huile d’olive devrait être inférieure au niveau atteint lors du rebond de la campagne 2024/25, tout en demeurant supérieure à la moyenne en 2025/26.
7 juillet 2026 / Commission européenne / Union européenne.
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